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LA VIE PRIVEE DE YVAN SAHAIRDOUZ

 

 

Yvan, Aubin, Marie Sahairdouz est né le 29 février 1952 à Saint Michel la Rotule dans le Cher Maritime, de Gaston Marronnier, ouvrier à l’usine Peugeat et de Mauricette Huitteneuffe, fille d’une repriseuse de bas de contention.
Son père ayant des occupations extra professionnelles au « bar du Cher et d’Abyssinie réunis » qui l’occupaient pas mal. Le petit Yvan sera essentiellement élevé par sa grand mère, Mamie Grimolle, de laquelle il dira avoir acquis le goût du gateau de chataignes.

Dans les années soixante, l’entreprise de son père est soumise a restructuration et la famille doit déménager dans ce riant quartier de banlieue, où se situe toujours la maison familiale. Après des études pour le moins chaotiques et plutôt écourtées par un absentéisme forcené, et des fréquentations pas très … fréquentables, Yvan se spécialise, au grand dam de ses pauvres parents, dans la réparation et la transformation de mobylettes dont les propriétaires ne laissaient pas toujours leur noms. Il avait avec un associé organisé leur atelier dans le hangar désaffecté d’un ancien entrepôt des usines Fiote..

Là, Yvan, entre deux descentes de police, put perfectionner son art du maquillage de deux-roues tombés du camion, de la bombe de peinture, qui avait l’avantage de sécher rapidement et  vous transformait en moins de temps qu’il ne le fallait pour le dire, un Peugeot Bleue, de 1965, en moto rouge flambant neuf, avec l’ajout de pots d’échappement surdimensionnés et l’enlèvement des silencieux. Les voisins profitaient allègrement des efforts des deux associés, ainsi que des bruits de moteur et de démarrage à fond (on ne disait pas encore à donf) dans la petite rue.

Le savoir faire et les efforts d’Yvan, ajoutés aux convocations de plus en plus fréquentes chez le juge eurent tôt fait de le faire rentrer dans le droit chemin. Le patron du garage situé près du périph, Georges Truand, lui proposa bientôt une embauche. Oh, Yvan ne gagnait pas encore grand chose, mais cette fois-ci, il avait un vrai travail, les bleus le laissaient un peu en paix.
Le garage prospérait et Yvan était de plus en plus expert en deux-roues mais également en réparation de voitures d’occasion. Il avait racheté pour une bouchée de pain une R12 qui avait connu quelques accidents, et sur ses heures libres, l’avait non seulement rafistolée, mais en avait fait une merveille de voiture une R12 de compétition, peinture or métallisée, déco Gordini, queue de Davy Crockett au rétroviseur, une rangée de huit phares à l’avant, Klaxon huit tons Italien.
Avec ca, il tombait les minettes comme aucun de ces copains.

En novembre 1975, Yvan épouse Eugènie Desalpage dont il aura deux enfants : Iphigénie et Jenny.
C’est après les ennuis de son patron, Georges Truand, compromis dans une affaire absconse de trafic de véhicules volés, pour lequel Yvan fut blanchi, qu’il du revendre à pris d’or sa R12 (d’ou son surnom, ah ben oui, quand même). Il put racheter les parts du garage et s’établir à son compte. Il fut aidé en cela par son oncle Jules qui lui prêta quelques fonds et, on se demande comment, lui fournira régulièrement du travail.

Son affaire était aujourd’hui prospère et s’il vit de temps en temps Jules, celui-ci ne lui réclama jamais le remboursement de ce prêt. On se demande pourquoi.

Tag(s) : #LES AVENTURES EPATANTES DE GASTON MARRONNIER

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